La direction de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère (Mayenne), au coeur d'une affaire de pollution aux PCB (polychlorobiphényles) depuis janvier 2011, a présenté mardi au comité d'entreprise un projet de licenciement économique et un plan de sauvegarde de l' (PSE), selon un communiqué de l'entreprise.
"Un document d'information concernant un projet de réorganisation et d'adaptation des effectifs du site nécessitant une procédure de licenciement économique collectif, ainsi qu'un plan de sauvegarde de l'emploi, a été remis ce jour aux membres du comité d'entreprise", écrit Aprochim (groupe Chimirec) dans son communiqué.

Les détails doivent être abordés lors d'un comité d'entreprise le 15 avril.
L'usine a été placée sous surveillance depuis janvier 2011 après la détection de taux anormalement élevés de PCB dans la production de plusieurs fermes voisines (lait, viande et oeufs). Des troupeaux ont notamment été abattus à la suite de cette pollution. Une information judiciaire a été ouverte fin 2011 à Laval, pour pollution environnementale et mise en danger de la vie d'autrui.
"De nouvelles réglementations sanitaires et alimentaires, des arrêtés administratifs limitant la production, une médiatisation impactant le permis d'opérer et une acceptabilité locale remise en cause expliquent ces difficultés économiques, difficiles à supporter pour une PME", explique aujourd'hui l'entreprise.
Pour Aprochim "la situation économique de l'entreprise se détériore et rend nécessaire un projet de réorganisation et d'adaptation des effectifs du site de Grez, avec 21 suppressions d'emplois sur un effectif de 69 collaborateurs".
L'entreprise entend favoriser "tout d'abord le reclassement interne au sein du Groupe Chimirec", avec "26 postes pouvant être proposés rapidement aux volontaires".

publié dans Le Parisien le 02.04.2013