L’entreprise Aprochim, spécialiste du traitement des déchets PCB, basée à Grez-en-Bouère dans le Sud-Mayenne, laisse entrevoir une situation économique qui empire au fil des jours. « Aprochim mettra tout en œuvre pour limiter l’impact social et économique de ce projet de licenciements en recherchant à en limiter le nombre. Les dernières actualités autour de la préparation du prochain Coderst [Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques] ont néanmoins questionné la direction et les salariés sur les perspectives du site, au-delà de ce plan de sauvegarde de l’emploi. La société a notamment donné des garanties sur l’accompagnement social des collaborateurs, malgré l’incertitude sur les impacts des récentes décisions administratives. »

Le 2 avril dernier, le groupe Chimirec annonçait qu’il décidait de supprimer 21 emplois sur les 69 postes de l’entreprise Aprochim. Un premier comité d’entreprise, a réuni ce lundi matin, la direction et les instances représentatives du personnel sur les raisons, le déploiement et l’accompagnement du plan de sauvegarde de l’emploi qui est mis en place sur le site. « Aprochim est confrontée à une dégradation continue de son activité économique depuis début 2011, rappelle Chimirec dans un communiqué. Elle a répondu aux demandes techniques des arrêtés en investissant de manière importante pour une entreprise de sa taille et développé, tout au long de ces derniers mois, les plans de formations pour les salariés. »

Jacques Fourgeaud, membre de la Clis Aprochim, affirme que si « la préfète de la Mayenne propose au Coderst du 18 avril la suspension provisoire des activités de la société Aprochim à Grez-en-Bouère et que celle-ci était approuvée, elle entraînerait de facto le dépôt de bilan de cette entreprise. Dans le contexte actuel c’est inacceptable ! Il poursuit : La fermeture de l’entreprise entraînerait dans la tourmente, une centaine de salariés et leurs familles dans la précarité. »

À lire ce mardi 16 avril en page Mayenne.