MISE A JOUR DE L’INFORMATION 23 octobre 2014


MANIFESTATION DU SAMEDI 11 OCTOBRE


Superbe réussite avec 350 manifestants présents venus soutenir l’ensemble des victimes de la pollution émise par l’entreprise Aprochim. A savoir, les riverains obligés de la subir alors qu’ils ne l’ont pas choisie. Les agriculteurs qui n’ont rien demandé eux non plus, certains de ceux-ci étant parfois dans une situation financière dramatique. Et les salariés de l’entreprise, qui eux ont choisi d’y travailler, mais pour lesquels on a mis plus de 20 ans pour décider de leur faire porter un équipement de protection individuel adapté (EPI). Ceci, soit pour leur éviter de prendre conscience de ce qu’ils manipulaient… soit pour de basses raisons financières, ce qui serait encore pire. Le résultat a été sans appel, pour tous les salariés objet des prises de sang effectuées en 2007 présence de PCB, avec des taux … allant de 21 à 122 fois ce que les français ont en moyenne dans le sang.
Prenant conscience du fait que mon état de santé ne me permettrait peut être pas de m’exprimer clairement à la fin de ma 4ème semaine de la grève de la faim, cette manifestation a été décidée au pas de course, soit 5 jours avant. Elle a donc été le résultat de seulement 4 jours d’appel à la mobilisation… ceci, par l’ensemble des réseaux ‘’Entre Taude et Bellebranche’’, ‘’Fédération Environnement 53’’, ‘’Confédération Paysanne’’, ‘’Europe Ecologie, Les Verts’’, et ‘’Terre et Vie d’Anjou’’. Tous se sont révélés être particulièrement efficaces, puisque 350 personnes se sont déplacées, nombre d’entre nous qui ne pouvaient modifier leur programme n’ont pu être présents. De toute évidence, c’est donc plus de 500 manifestants qui auraient probablement été présents la semaine d’après. Je les remercie tous ici.


GREVE DE LA FAIM


J’ai démarré celle-ci le vendredi 26 septembre à la mairie de Grez en Bouère, lieu doublement symbolique pour moi. D’abord parce que la mairie est la ‘’Maison du Peuple’’, et ensuite parce que suis conseiller municipal. Devant de nombreux témoins, le maire m’a proposé le hall d’entrée de la mairie. J’y suis resté 3 semaines jusqu’à ce qu’un arrêté municipal décide de mon expulsion de la mairie.
Le contenu de cet arrêté a été ‘’concocté’’ par les services de la préfecture lavalloise. Ceci est d’autant plus évident que la 1ère considération qui tend à justifier la demande de mon expulsion ne peut avoir eu pour origine la main du maire, puisque le lieu de ma grève de la faim qualifié ‘’d’occupation illégale’’… m’a été proposé par le maire en personne. Dès mon arrivée à la mairie, incapable de prendre une décision lui-même, le maire de Grez en Bouère a sollicité préfecture et sous préfecture pour savoir quoi faire… et carrément demandé la mise en place d’une cellule de crise destinée à me gérer, ainsi qu’à demander mon expulsion de la mairie.
A mon 20èmejour sans alimentation, l’arrêté a été transmis au maire qui n’avait plus qu’à le signer. Face à cette demande d’expulsion (voir son contenu sur le blog), j’avais 3 possibilités. La 1ère, rester et attendre la décision du Tribunal Administratif, que je pouvais saisir. La 2ème, continuer ma grève de la faim ailleurs qu’à la mairie. Et la 3ème consistait à m’arrêter là.

Dans la mesure où pendant 3 semaines, l’industriel n’a jamais pris contact avec moi pour parler réellement de mon indemnisation, et dans la mesure où, préfecture et mairie ont travaillé de concert pour décider de me faire quitter les lieux, montrant par la même que le Préfet de la Mayenne et le Maire de Grez en Bouère sont clairement du côté de l’industriel pollueur et non du côté des victimes.
Tout ceci ayant été clairement démontré en 3 semaines, ajouter une 4ème semaine n’aurait rien apporté de plus à la démonstration faite par l’ensemble des complices de l’industriel. J’ai donc décidé de quitter les lieux au bout de 21 jours, arrêtant là ma grève de la faim.
Bilan de ces 3 semaines de ma grève de la faim. Au 20ème jour ma tension était à 12/9, alors qu’elle était restée à 13/8 durant la quasi-totalité des 3 semaines (la mienne habituelle étant à 12/7). Ma perte totale de poids a été de 7 kg en 21 jours. N’ayant aucun souci de santé du genre diabète ou cholestérol, j’étais en pleine forme mentale pour attaquer ma 4ème semaine. Mais comme celle-ci n’aurait rien apporté de plus, j’ai donc préféré m’arrêter, rassurant ainsi ceux qui étaient plus inquiets que moi sur l’évolution de ma santé. Je tiens à remercier ici tous ceux qui, dans leurs commentaires sur ce blog m’ont démontré leur soutien, que j’ai particulièrement apprécié. Avec plus de 200 commentaires, vous comprendrez tous que je n’ai pu répondre individuellement à chacun d’entre vous.

 

EVOLUTION DE MON DOSSIER PERSONNEL


Actuellement, je suis en train de finaliser la demande d’assignation en référé de l’industriel pollueur. Ceci afin de le faire condamner à me verser la provision nécessaire qui me permettra de rebondir professionnellement à 20 km. Provision qui englobera la perte de valeur de mon exploitation, ma perte de revenu, ainsi que la perte d’exploitation liée à la présence d’un cheptel caprin qui coûte… pour rien.

 

CONSEIL DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RISQUES SANITAIRES ET TECHNOLOGIQUES


Cet après midi, le CODERST mayennais s’est réuni. Au programme figurait le dossier Aprochim, avec à la clé le projet d’un nouvel arrêté préfectoral pour remplacer celui que le Tribunal Administratif de Nantes a suspendu il y a 15 jours de cela. Pour ‘’Entre Taude et Bellebranche’’, Benoit Marichal et Eric de Roquefeuil ont clairement rappelé pourquoi l’arrêté préfectoral de Philippe Vignes a été suspendu, et fait remarquer l’apport partiel d’informations de la part de la DREAL… J’en ai profité pour faire remarquer que pour ce qui concernait l’industriel, les services de l’Etat et les élus, leur gestion commune prenait une véritable tournure maffieuse. Après avoir précisé que mon propos était personnel, j’ai incité ceux qui se sentaient visés à porter plainte contre moi, étant particulièrement impatient de lire les dépositions qui seraient faites devant un juge d’instruction par les membres du CODERST pour expliquer leur vote… (de soutien au pollueur par préfet interposé).

 

PETITION SUR MES OPINIONS. COM


Lancée il y a une semaine, la pétition a démarré lentement le 1er jour, puis pris une cadence de près de 100 signatures à l’heure les jours suivants. Après un net ralenti les derniers jours, elle avait atteint les 4 300 signatures. Elle vient de prendre un nouvel essor depuis 48 heures atteignant 6 742 à vingt heures ce soir, soit 35% du total au cours de ces dernières 48 heures.

J’invite ici tous les internautes à mettre 
le lien de la pétition sur leur page personnelle Facebook, ce qui va permettre d’informer tous vos contacts en
un temps record, et lui donner ainsi une nouvelle impulsion.

 

Joseph Gaudin