Complément d’information suite Commission Suivi du Site Aprochim du 18 décembre 2018

Depuis 2011, les informations transmises par l’ARS aux producteurs familiaux d’œufs sont toujours aussi insuffisantes, car banalisatrices. Face à cette situation de sous information des intéressés, qui pour la plupart n’ont pas la capacité d’interpréter et donc de comprendre des résultats d’analyses, l’association Terre et Vie d’Anjou va donc informer totalement les personnes concernées. En leur expliquant le pourquoi de l’existence d’une norme de commercialisation des œufs, que ceux-ci soient d’origine familiale ou industrielle ; en leur apprenant à lire les résultats qui leur sont transmis ; en leur expliquant les risques pour la santé humaine et en leur rapportant ce qui peut être fait pour essayer d’améliorer la situation. 

 

Trois personnes qui ont demandé à être intégrées dans la dernière campagne de prélèvements sanguins n’ont pas été retenues. Or, par leur consommation alimentaire liée à une autoproduction familiale ces personnes auraient dû l’être. Deux de ces trois personnes n’arrivent pas à obtenir la prescription médicale nécessaire pour ce faire. A la fin de cette réunion l’ARS a été sollicitée pour fournir ces prescriptions. Sauf à vouloir maintenir une omerta sanitaire inadmissible et à vouloir prendre le risque de la médiatisation d’un refus scandaleux qui sous entendrait clairement un refus volontaire lors de l’inscription dans les délais, l’ARS devrait donc rapidement fournir les deux prescriptions attendues. L’association Terre et Vie d’Anjou prenant en charge la totalité des frais liés aux analyses, le coût restant à la charge de l’ARS reste celui d’un imprimé augmenté de celui de l’encre qui aura servi à le remplir, un éventuel refus ne saurait donc avoir un mobile financier.   

 

Les résultats des analyses de l’eau du puits de La Pélivière sont nettement meilleurs depuis la mise en place d’un lagunage pour traiter les eaux usées de l’entreprise.  

 

Suite à l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 23 avril 2018 qui donnait 3 mois à la société Aprochim pour faire les travaux nécessaires pour limiter ses rejets diffus, ceci pour sauver l’entreprise d’une possible suspension temporaire d’activité de bons résultats d’analyses ; tantôt à droite, tantôt à gauche, en fonction du sens du vent, divers résultats ont été mauvais de juillet à octobre. L’un de ces résultats de la campagne des 3 et 4 octobre a été très mauvais, tellement mauvais qu’il a été suivi d’un autre prélèvement 13 jours plus tard seulement, ce qui est une première. L’herbe n’ayant eu ni le temps de pousser et encore moins d’être véritablement polluée, le sésame a ainsi été obtenu pour pouvoir enfin arrêter définitivement la date de la CSS (qui a été modifiée à quatre reprises dans l’attente de résultats… présentables).

 

Malgré tout ceci, d’un point de vue général, les résultats ne sont manifestement pas probants. Ce qui doit obliger l’industriel à faire une analyse poussée des causes éventuelles de ces émissions diffuses persistantes afin d’y remédier. Et ceci est d’autant plus impératif et urgent que dans le haut du bourg de Grez en Bouère, sur le secteur de la Groussinière, faute d’analyses des végétaux, l’analyse bisannuelle des lichens a montré que contrairement à tous les autres points surveillés, entre 2015 et 2017 les taux de PCB Dl étaient à la hausse. Rien ne saurait justifier plus longtemps l’absence d’un point de contrôle de l’herbe dans ce secteur.

 

Le 18 décembre 2018

Le président de TVA

Joseph GAUDIN