Justice. En Mayenne, la société Aprochim condamnée pour pollution

 

À Grez-en-Bouère (Mayenne), la pollution au PCB serait liée aux rejets de l’usine Aprochim dans l’atmosphère.
À Grez-en-Bouère (Mayenne), la pollution au PCB serait liée aux rejets de l’usine Aprochim dans l’atmosphère. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

 

Le tribunal de grande instance de Laval (Mayenne) a condamné, mercredi 10 avril 2019, la société Aprochim, basée à Grez-en-Bouère, pour une pollution récurrente. Une décision dont Fédération pour l’environnement 53 se félicite.

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Laval (Mayenne) a condamné, mercredi 10 avril 2019, la société Aprochim (groupe Chimirec), à Grez-en-Bouère, à respecter ses obligations sous astreinte de 10 000 € par dépassement, à la demande de trois associations de protection de l’environnement.

« C’est la fin de l’impunité pour Aprochim : chaque acte de pollution pèsera désormais sur les finances de l’entreprise » , indique Albert Badier, administrateur référent de FE53.

Cette usine, spécialisée dans la décontamination de transformateurs électriques souillés aux PCB, est à l’origine « d’une succession de dépassements des normes de pollution sur les herbages depuis plus de huit ans » , rappelle Fédération pour l’environnement 53.

« Les normes sont régulièrement dépassées »

Cette pollution « récurrente » a pour conséquence « le maintien sous séquestre de plusieurs agriculteurs à Grez-en-Bouère » . En 2017, l’État a imposé à l’entreprise de respecter des normes de qualité dans l’environnement « car il a été établi par expertise scientifique qu’Aprochim est bien la source de la pollution » , explique Jean-Christophe Gavallet, président de FNE Pays de la Loire. « Or les normes en question sont régulièrement dépassées sans que l’État ne prenne la responsabilité de sanctionner l’entreprise » .

L’association se félicite que « la justice décide ainsi de protéger les riverains quand l’État tergiverse depuis trop longtemps ».